Brume de pollution à Sarawak : la situation en Malaisie

Pressia
Par Pressia
Photo : Auteur inconnu / CC BY 4.0 (CC BY 4.0)

Tu pars bientôt à Kuching, à Miri ou ailleurs à Sarawak ? La brume de pollution qui touche la Malaisie depuis début septembre s’est nettement calmée, mais Sarawak reste la région la plus affectée du pays.

Au plus fort de l’épisode, début septembre, l’indice de pollution atmosphérique (API) a grimpé jusqu’à 518 à Serian, un niveau classé dangereux par les autorités malaisiennes. Kuching a suivi de près avec un pic à 407.

Conséquence directe, 710 écoles réparties sur 14 districts ont fermé leurs portes du 7 au 11 septembre, avec plus de 238 000 élèves basculés en apprentissage à distance le temps que l’air redevienne respirable.

Où en est la situation aujourd’hui

Depuis, la tendance s’est nettement améliorée. Le 12 septembre, la péninsule malaisienne a retrouvé un air qualifié de moyen à bon, grâce à des pluies abondantes qui ont nettoyé le ciel. Sarawak, en revanche, reste sous une chape de fumée plus tenace.

Serian affichait encore 258 au dernier relevé, un niveau très malsain. Sri Aman, Samarahan et Kuching tournent autour de 190 à 200, soit malsain sans être dangereux.

Bintulu, Sarikei, Mukah et Sibu suivent la même tendance à la baisse, mais restent au-dessus des seuils considérés comme sûrs.

Cette brume vient des feux de forêt et de tourbière qui se multiplient chaque année en saison sèche à Bornéo, aussi bien côté malaisien qu’indonésien. Ce n’est pas un phénomène nouveau pour la région, mais son intensité varie beaucoup d’une année à l’autre, et celle de 2026 a été particulièrement sévère à Sarawak.

Ce que ça change si tu voyages à Sarawak

Rien ne t’empêche de partir, mais quelques précautions valent le coup. Si tu prévois une randonnée au parc national de Bako, une sortie sur le fleuve ou n’importe quelle activité en extérieur, regarde l’API du jour sur le portail APIMS du ministère malaisien de l’Environnement avant de sortir.

Au-delà de 200, mieux vaut limiter les efforts physiques prolongés en extérieur, surtout si tu as des soucis respiratoires ou si tu voyages avec de jeunes enfants.

Emporte un masque filtrant si tu es sensible à la pollution, ça ne prend pas de place dans un sac et ça peut éviter une mauvaise surprise.

Si tu as un vol domestique à Sarawak dans les prochains jours, garde en tête que la visibilité réduite peut occasionnellement retarder des décollages en période de pic, même si rien de tel n’a été signalé pour l’instant à Kuching.

La tendance va dans le bon sens depuis une semaine. Avec un peu de chance, la situation continue de s’améliorer d’ici ton départ. Honnêtement, je ne changerais pas mes plans de voyage à ce stade, mais je vérifierais l’API la veille du départ si mon itinéraire passe par Sarawak dans les prochains jours.

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