Les Philippines entrent dans un épisode El Niño qualifié de « très fort ». Le 4 novembre, un responsable de la Pagasa, le service météo national, a indiqué que le phénomène est actif dans le Pacifique tropical, avec un pic attendu d’ici la fin de l’année, rapporte le Philippine Daily Inquirer.
Si tu pars aux Philippines entre décembre et mai, l’information te concerne. Pas besoin d’annuler, loin de là. Mais la saison sèche risque d’être plus sèche et plus chaude que d’habitude.
Ce que dit la Pagasa
Dès septembre, la Pagasa annonçait qu’El Niño allait atteindre le stade « très fort » entre septembre et décembre 2026. Sa mise à jour du 19 octobre indiquait que les températures sous la surface de l’océan avaient franchi ce seuil.
Le phénomène devrait durer au moins jusqu’au premier semestre 2027. Pour la fin d’année et le premier trimestre, la Pagasa prévoit une forte baisse des pluies sur presque tout le pays.
Son administrateur parle de pluies « très inférieures à la normale », c’est-à-dire au moins 60 % de moins sur un mois. Je reste prudent sur le détail : je n’ai pas trouvé de prévision province par province à jour au 4 novembre.
Pour ton voyage : plus de soleil, plus de chaleur
La bonne nouvelle d’abord. De décembre à mai, c’est déjà la saison sèche dans la majeure partie de l’archipel. Avec moins de pluie, les journées de plage, les sorties en bateau et la plongée devraient être moins souvent gâchées par une averse.
Si tu vises les requins-baleines, la saison est justement la saison sèche. J’ai rassemblé les lieux et les périodes dans mon guide pour nager avec les requins-baleines.
Le revers, c’est la chaleur. Selon une prévisionniste de la Pagasa citée par SunStar le 4 novembre, l’indice de chaleur pourrait dépasser 52 °C entre fin février et juin 2027. C’est le niveau « danger extrême » de l’échelle philippine.
Elle se fait déjà sentir. Le 4 novembre, 17 localités de Negros Occidental ont suspendu les cours en présentiel, pour un indice de chaleur annoncé à 42 °C, d’après l’Inquirer.
Si ton voyage tombe entre mars et mai, adapte ton rythme. Visites et randonnées tôt le matin, pause à l’ombre aux heures chaudes. Sur un road trip comme celui de mon guide de Negros Oriental, prévois des étapes plus courtes.
L’eau, un point à surveiller
Une sécheresse pèse vite sur les réserves. En 2019, lors d’un El Niño bien plus faible, une partie de Manille avait connu des coupures d’eau tournantes. Rien de tel n’est annoncé à ce jour, mais les petites îles alimentées par citernes sont les plus exposées.
Concrètement, renseigne-toi auprès de ton hébergement s’il dispose de sa propre réserve d’eau. C’est surtout vrai sur des îles reculées comme Balabac, où l’approvisionnement dépend déjà du bateau.
Les typhons ne disparaissent pas
El Niño ne signe pas la fin des typhons. La Pagasa prévoit encore jusqu’à quatre cyclones tropicaux dans sa zone de surveillance d’ici la fin 2026, selon GMA News. Elle a aussi averti qu’un El Niño fort augmente la probabilité de cyclones intenses.
Si tu voyages en novembre ou en décembre, garde de la marge dans ton itinéraire, surtout entre deux îles. Un ferry annulé arrive vite, et une journée tampon avant ton vol retour t’évite bien des soucis.
La Pagasa publie ses bulletins sur pagasa.dost.gov.ph. Un coup d’œil la semaine du départ suffit pour savoir à quoi t’attendre.