Brume toxique en Malaisie : où l’air est malsain au 18 septembre

Pressia
Par Pressia
Mise à jour du 8 octobre 2026Au 8 octobre 2026, la brume s’est nettement aggravée. Toutes les écoles du Johor sont fermées les 8 et 9 octobre, et celles du Selangor, de Kuala Lumpur, de Putrajaya, de Melaka et du Negeri Sembilan ferment le 9 octobre. Le 8 octobre à 22 h, 36 zones affichaient un indice malsain, jusqu’à 188 à Seremban et à Segamat. Le 7 octobre, Singapour était la grande ville à l’air le plus pollué au monde selon IQAir. Le service météo malaisien attend des orages à partir du 9 octobre, qui devraient éclaircir le ciel.
Mise à jour du 25 septembre 2026Au 25 septembre à 11 h, seules quatre zones du pays mesurent encore un air malsain, et toutes sont au Sarawak : Serian 177, Kuching 165, Samarahan 164 et Sri Aman 162, selon les relevés du département de l’Environnement repris par The Star et le Malay Mail. Soixante et une zones sont classées modérées et trois bonnes : la péninsule, Kuala Lumpur comprise, est sortie du rouge. Le Sarawak reste en revanche instable, puisque trois de ses stations dépassaient encore la veille le seuil « très malsain » de 200, d’après le Borneo Post du 24 septembre. Si ton voyage passe par Kuching, garde un masque FFP2 dans ton sac.
Mise à jour du 22 septembre 2026Au 22 septembre a 9h, la brume reflue nettement : 14 zones seulement mesurent un air malsain, contre 32 le 20 septembre et 35 le 18. Kuala Lumpur n’y figure plus. Le Sarawak concentre desormais 10 des 14 zones concernees, Sibu en tete avec 178, devant Sri Aman 169 et Kuching 157. Hors Borneo, il ne reste que Putrajaya 151, Shah Alam 109, Nilai 108 et Kota Kinabalu 103. Cinquante et une zones sont classees moderees et trois bonnes. En Indonesie, cinq entreprises ont vu leur licence retiree le 22 septembre pour leur role dans les feux du Kalimantan.
Mise à jour du 20 septembre 2026Au 20 septembre, la brume persiste mais recule legerement : 32 zones mesurent un air malsain, contre 35 le 18 septembre. L’episode s’etend en revanche a l’est. Aux Philippines, Metro Cebu a releve un indice de 271 le matin du 20 septembre, monte a 296 dans la journee, et huit communes de Cebu sont passees aux cours a distance pour le lundi 21. Cote malaisien, une enquete du Malay Mail publiee le 20 septembre rappelle que l’origine exacte des fumees reste difficile a etablir : feux de tourbe, points chauds agricoles et plantations de palmiers a huile se melent dans les releves satellitaires.

Si tu pars en Malaisie ces jours-ci, il y a un paramètre à regarder avant de boucler ton sac : la qualité de l’air. La brume venue des feux de forêt indonésiens colle au pays depuis le début du mois.

Au 18 septembre à la mi-journée, 35 stations de mesure affichaient un indice classé malsain par les autorités malaisiennes, contre 34 le matin même. Le chiffre bouge d’heure en heure.

Où l’air est le plus chargé

Selon le Malay Mail, qui relaie les relevés du département de l’Environnement, Johan Setia dans le Selangor reste le point le plus pollué du pays avec un indice de 193 à midi, après un pic à 198 dans la matinée.

Kuala Lumpur n’est pas épargnée. Les stations de Batu Muda et de Cheras affichaient toutes les deux 168, un niveau franchement inconfortable pour qui passe la journée dehors.

Sur Bornéo, le Sarawak encaisse depuis plus longtemps. Kuching était à 184, Samarahan à 175 et Serian à 171, d’après les mêmes relevés.

Comment lire l’indice malaisien

La Malaisie utilise l’API, un indice qui lui est propre et qui ne se compare pas directement à l’AQI américain qu’affichent la plupart des applications météo.

Le seuil de 100 marque le passage en zone malsaine. Au-delà de 200, on entre dans le très malsain, et à partir de 300 l’indice est classé dangereux par les autorités.

Les relevés officiels sont publics et actualisés en continu sur le site APIMS du département de l’Environnement. C’est la seule source qui vaille avant de partir, parce qu’un article daté ne dit rien de l’état du jour.

Ce que ça a déjà provoqué sur place

L’épisode a été autrement plus sévère début septembre. Le 4 septembre, Serian a mesuré un indice de 514, et un état d’urgence a été déclaré sur ce district du Sarawak.

Il a été levé le 7 septembre, quand l’indice y est redescendu à 222. Entre-temps, 647 écoles du Sarawak avaient fermé cinq jours, du 7 au 11 septembre.

Côté transports, l’impact est resté limité. Le 1er septembre, l’aéroport de Kuching gardait une visibilité de 2 000 mètres sur ses deux pistes, très au-dessus du minimum de 800 mètres.

Seuls deux vols régionaux d’AirBorneo ont été annulés ce jour-là, vers Mukah et Tanjung Manis. Les liaisons internationales, elles, n’ont pas été interrompues.

Ce que ça change pour ton voyage

Un voyage en Malaisie n’est pas à annuler pour autant. Mais deux ou trois arbitrages valent le coup d’être posés maintenant plutôt que sur place.

Le premier concerne l’itinéraire. Si tu comptais le Sarawak et Bornéo, c’est la région la plus touchée depuis trois semaines, et les parcs nationaux y perdent beaucoup de leur intérêt sous la brume.

Le second concerne le calendrier. Ces épisodes dépendent des vents et des feux en cours, et ils se dissipent souvent avec les premières grosses pluies, sans qu’on puisse dire quand.

Le troisième concerne ta composition de groupe. Si tu voyages avec de jeunes enfants, l’arbitrage n’est pas le même, et notre guide pour voyager en Malaisie avec des enfants reste valable sur le reste.

Enfin, garde de la souplesse dans ton programme. Une brume épaisse gâche surtout les panoramas et les activités de plein air, moins les villes, les marchés et les musées.

À l’heure où j’écris ces lignes, aucune autorité n’annonce de date de retour à la normale. Consulte l’indice la veille de chaque étape, c’est le seul réflexe qui tienne.

Partager cet article
Follow:
Entre deux escales en Asie, je te partage mes guides et conseils de voyage